La vie serait-elle venue d'ailleurs ?
25 Janvier 2013
Cette théorie est une reprise de l'idée de Richter faite par un physicien et chimiste suédois du nom de Svante Arrhénius en 1903. Il est donc persuadé que l'espace est peuplé de spores qui vagabondent dans les immensités interstellaires, poussé par le rayonnement des étoiles. Il s’investit donc à résoudre le problème du déplacement de ces spores, ainsi que leur capacité à résister à des conditions extrêmes, c'est-à-dire des températures excessivement basses du milieu cosmique. Selon lui, les expériences sur la survie d'organisme terrestres dans des milieux azotés prouve bien sa théorie. En effet, ces organismes lors de très basse température sont dans un état dite « latent », c'est-à-dire qu'il ralentisse leur métabolisme pour survivre. Cependant les autres conditions n'ont peut être pas put être vivable pour les micro-organismes, puisqu'à l'époque on ignorait encore la présence de vide, du rayonnement ultraviolet et les rayons cosmiques. Cette théorie est toujours d'actualité d'autant plus que la découverte de la résistance des bactéries aux conditions extrêmes, spatiales a remis la théorie de la panspermie sur le devant de la scène. Cette théorie est donc remise au goût du jour, toutefois une légère nuance a pris place par rapport au concept initial proposé par Richter. Les astéroïdes et les comètes n'auraient pas livré sur Terre des micro-organises complets donc près à se développer mais plus simplement une grande quantité de molécules prébiotiques ( c'est-à-dire des molécules chimiques qui précèdent l'apparition des êtres vivants), grâce auxquelles les premières cellules se seraient formés. Ce nouveau penchant de la théorie a ravivé un certain intérêt dû fait de la découverte de molécules organiques dans certaines météorites. Les grosses météorites se vaporisent littéralement lorsqu'elles touchent le sol or que les petites météorites demeurent intactes. Ces molécules organiques contenue dans ces météorites présentent une structures similaire aux membranes des cellules vivantes. Un pigment jaune a aussi été découvert qui est capable d'absorber de l'énergie à partir de la lumière. Certains proposent que ce pigment pourrait avoir agit comme la chlorophylle des végétaux dans le processus de photosynthèse. Les scientifiques recensent à se jour quelque 120 molécules organiques dans le vide interstellaire comportant entre 2 à 13 atomes de carbone. Une classe de météorites, les chondrites carbonées sont spéciales, elles contiennent non seulement du carbone, de l'hydrogène, de l'oxygène et de l'Azote mais aussi de l'eau (20%) et des acides aminés... les éléments de la vie! L'analyse de la météorite de Murchison, tombée le 28 septembre 1969 en Australie, montre également la présence de plus de 70 acides aminés, dont 8 d'importance biologique (rentrant dans la composition des protéines). Plus intéressant encore, les micro-météorites sont également d'une grande richesse chimique, outre de l'eau et de nombreuses molécules organiques, on trouve aussi des sulfures, oxydes et argiles qui peuvent jouer le rôle de catalyseurs chimiques. Un catalyseur en particulier, un oxyde de fer hydraté très magnétique est non seulement capable d'absorber naturellement un grand nombre d'acides aminés mais aussi de les polymériser pour former des peptides et des protéines.